Je voudrais apporter mon témoignage à mon tour.

Je suis un S, comme vous dites. Gay

Depuis toujours, je recherche l’amour, avec un grand A, mais sans me douter que ce serait pour un A !

C’est sur un forum que je l’ai rencontré. Très vite, ses qualités de cœur, son humour, sa joie de vivre ont su faire vibrer la corde sensible qui est en moi. Il savait que j’étais gay, j’ignorais tout de lui. Je le pensais inaccessible parce que hétéro… Mais je désirais tant le rencontrer en personne.

pas facile, il est farouche !

Et la rencontre s’est faite enfin. Et mon amour s’est trouvé renforcé. Sans le vouloir, je devenais A par amour, fidèle à cet homme que j’aimais en secret. Ici, A comme abstinent, le A privatif. Comprenant sa solitude, je me prenais à espérer, je voulais me faire aimer. Que m'importais d'avoir du sexe ou non avec lui, seul son amour m'importait. Peu à peu, je suis arrivé à  faire tomber ses barrières protectrices, et il m’a parlé asexualité… ce n’était pas une nouveauté, le sujet ayant été abordé sur le forum, bien qu’il n’ait pas parlé de lui.

Je me suis inscrit sur un forum asexuel, pour mieux comprendre.

Peu à peu, il a répondu à mon amour. Mais ce n’est pas pour autant qu’il est devenu sexuel ! j’ai réussi à obtenir de lui des câlins, de fougueux baisers, et puis, un beau jour, des câlins plus intimes… je ne parlerais pas de sexe à proprement parler, car pas assez sexuel, trop superficiel, même si j’éprouvais des orgasmes violents, récurrents. Mais lui, rien ! pas une seule fois il n’a cherché à jouir. Consentant à me satisfaire, "actif" tant qu’il n’avait pas à utiliser son sexe.

Déconcertant !

Mais le plus déconcertant est que je suis devenu A peu à peu ! depuis un an, plus de sexe, pas de désir, juste le besoin de moments de tendresse dans ses bras, de sentir son amour.

Je ne sais pas ce que me réserve l’avenir, si le désir va revenir ou non. Le plus important pour l’heure est de garder cet Amour !

Je suis amoureux d’un A, et je n’ai jamais été autant heureux et épanoui !

Je dois dire que ça me dépasse quand même