J’ai pour habitude de dire, si jamais on me questionne, que je m’envoie en l’air plusieurs heures par semaine. Mais au sens propre, pas au figuré ! En effet, je suis pilote.
Jamais, au grand jamais, je n’ai autant éprouvé de plaisir au lit que celui de piloter ! Ce plaisir, je ne saurais vous le décrire ! La sensation commence dès que l’avion s’ébranle et ne cesse que lorsque l’on coupe les gaz. Ma plus grande frustration est que je ne connaîtrais jamais les complexités des vols d’autrefois, car le moindre soucis de vol me provoque des poussées d’adrénalines, alors, vous imaginez ce que cela aurait été avant tous les progrès techniques ?
La retraite ? Si vous saviez comme ce mot me fait peur ! Ne plus voler ? C’est pire que la frigidité, l’impuissance... C’est la mort !
Si je le pouvais, je passerai ma vie à voler, dormant juste le strict nécessaire, ne prenant pas de vacances, jamais. Juste voler, voler, voler.
Oui, mon addiction est de voler, de préférence sur les gros porteurs, et ça jamais le sexe ne pourra l’égaliser. Ce qui ont des passions dévorantes me comprendront.
J’ai arrêté la sexualité au moment où ma carrière s’envolait (c’est le cas de dire !) et n’ai jamais eu la moindre tentations de recommencer. Pourtant, l’uniforme provoque un effet aphrodisiaque autour de qui le porte et ce ne sont pas les occasions qui manquent. Mais à mes yeux, seuls les avions peuvent être sexy ! Est-ce grave docteur ?